Ligne de vie : illusion ou mal nécessaire ?

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Travaux de restauration aux Haut Forts

Le premier but de ce billet est de vous informer que des travaux de restauration ont été effectués à l’arête Est des Hauts Forts. Mais c’est également pour moi l’occasion de partager avec vous quelques réflexions au sujet de ces câbles que nous appelons « lignes de vie ».

Topo de la traversée des Hauts Forts (cliquer sur ce lien)

Historiquement l’usage de corde ou de câble pour faciliter ou sécuriser un passage est « vieux comme Hérode ». Que ce soit pour des civils ou des militaires, cette pratique d’installer à demeure une main courante se retrouve dans différents récits ou manuels. Dans les Alpes, cette technique a facilité le passage des cols, puis l’accès à des forts et enfin, la manœuvre des troupes en opérations. Les « vie ferrate » italiennes doivent leur extension à la guerre 1915-1918 où les militaires autrichiens et italiens équipèrent les parois pour se surveiller et malheureusement se battre.

Mais quelle est la différence fondamentale entre une via ferrate et une ligne de vie ? Pour ma part, essentiellement de l’utilisation que l’on en fait.

Dans une via, on s’attache physiquement au câble avec des longes et un cuissard, tandis que, dans une ligne de vie, on se sert du câble comme de la main courante d’un escalier. La différence apparaît en cas de faux-pas : dans le cas d’une via, on reste accroché à une longe, mais avec une ligne de vie, nous sommes suspendus à nos mains…

De ce fait, l’usage de la ligne de vie est tout établi : toujours avoir une main sur le câble quel que soit le passage. De plus, comme toujours, avoir une petite corde pour rassurer et assurer la personne la plus vulnérable.

Les photos qui illustrent cet article sont de Jean-Marie Recht

Topo de la traversée des Hauts Forts (cliquer sur ce lien)

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